Moine zen, danseur et chorégraphe, Jacques Patarozzi s’est formé auprès de son maître Jacques Brosse, lui même disciple de Maître Deshimaru.

Il a été ordonné moine en 2004 et dirige plusieurs fois par semaine des séances de méditation à Angoulême.

 

Il fait ses débuts de danseur en France en 1967 puis part pour les États-Unis en 1970 où il intègre la compagnie de Paul Sanasardo. De retour en France en 1975, il dirige l’École de Danse du Nouveau Carré Sylvia Montfort (Paris) et fonde en 1976 la troupe "La Main" avec Malou Airaudo et Dominique Mercy. Le groupe se produit en France jusqu'en 1982, année où Jacques Patarozzi forme la compagnie Balmuz. La compagnie travaillera pendant quinze ans en France et à l’étranger, créant une ou deux nouvelles pièces chaque année. 

Après avoir dansé pendant plus de trente ans, Jacques Patarozzi crée en 1999 le festival Le Printemps de la Danse en Charente. Puis de 2009 à 2014, il dirige le théâtre l’Avant-scène de Cognac où il met en place un temps fort de la danse avec le festival « Danse et Vous ».

" La voie du zen prend appui sur la méditation.

S'asseoir droit, immobile et silencieux

Sans refuser ni quémander quoique ce soit,

L'esprit vaste."

Shunryû Suzuki

 

 Pratiquer zazen, c’est demeurer silencieux et assis en posture de lotus, dans la position de l’éveil du Bouddha.

Ce n’est pas une recherche progressive, mais la contemplation et l’expérience directe de la réalité comme elle se présente.

La pratique et l’étude des enseignements conduisent le méditant à revisiter ses conceptions et à s’ouvrir à une expérience apaisée et non égotique des phénomènes. Ces derniers apparaissent alors tels qu’ils sont : la manifestation immanente, sans essence et sans support de l’esprit universel : le Dharma. A chaque instant de la méditation, l’attention non intentionnelle s’épanouit, laissant advenir un climat de douceur, de confiance et de détachement, propice à l’émergence de Prajna, la sagesse transcendante.

Pour pratiquer zazen, on s'assoit sur un zafu en croisant les jambes de manière que les genoux touchent le sol lorsque le bassin est bien basculé vers l'avant. A partir de la taille, on étire la colonne vertébrale et la nuque comme pour pousser le ciel avec le sommet de la tête. Le menton est rentré et les épaules relâchées. Le regard est posé devant soi sur le sol sans fixer un point particulier. Le visage est détendu ainsi que les mâchoires. La bouche est fermée et la pointe de la langue est placée contre le palais juste derrière les incisives. La main gauche est dans la main droite, pouces horizontaux et tranchant des mains en contact avec le bas-ventre. On inspire et expire calmement par le nez et on laisse passer les pensées ainsi que toutes les sensations et perceptions. Ainsi l'esprit reste concentré mais ne stagne sur rien. Il reste réceptif à ce qui apparaît sans saisir ni rejeter quoi que ce soit. Ainsi on retrouve une grande liberté intérieure. L'esprit qui sépare et discrimine est abandonné et notre unité originelle avec tous les êtres est retrouvée. 

 

" Si notre esprit est calme tout est calme autour de nous

Si notre esprit s'agite tout devient agité. "

Maître Deshimaru

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